A l’heure du tout numérique, ma pratique de la photographie, depuis 2019, est essentiellement consacrée au collodion humide (1851), technique alternative qui révèle des images aux tonalités grises et argentées, d’une grande finesse et d’une grande profondeur, sur support en verre ou aluminium. 

Le sujet de mon travail évoque une parfaite symbiose de l’être avec son environnement naturel, une communion pleine et entière avec la nature, une forme de « retour à l’état de nature » comme pouvait y aspirer Jean-Jacques Rousseau. « Une nature mythique et mystique » comme la décrivait Henry David Thoreau. La femme en est, pour moi, l’évocation/invocation la plus pure de ce trait d’union entre mon être et la nature. La femme « harmonie », « harmonique » de la nature, déesse de la vie, de la terre, une représentation commune à celle des mythologies. Elle représente l’archétype de la femme sauvage, la « femme qui court avec les loups » de Clarissa Pinkola Estés.